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Eclairages & ... de vue

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5 mars 2021

Pierre

 

Il y a 10 ans, Pierre pouvait-il imaginer que ce message privé, violé 5 jours plus tard, dévoyé illico, sa bénédiction serait retournée contre celle à laquelle elle était destinée, lui coûterait sa propre sérénité, lui vaudrait dénigrement et humiliation, précipiterait sa fin sous quelque 20 mois et altérerait jusqu'à son ambition d'honorer sa lignée au delà même du terme de sa vie ? Prions.

 

Pierre_Tissot_20110304

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6 septembre 2020

6 septembre 1920

L’enfant naquit le 6 septembre, en 1920.

Il y a tout juste un siècle.

Sa mère, Gabrielle, était nommée selon l’Ange de l’Annonciation.
Son père, Noël, selon l’Avènement.
Noël, comme il se doit, avait pour parents Joseph et Marie.
Pour Gabrielle, c’étaient Antoine et Marie.
On nomma l’enfant Pierre, le premier des Apôtres, comme c'était la coutume pour les hommes du côté de chez Gabrielle, comme son frère, son grand père et le grand père de son grand père.
La naissance eut lieu à la ferme du Mathy, où Gabrielle avait elle-même vu le jour, en 1894, et donné naissance une première fois, en 1918.
Pierre reçut le baptême en l'église Saint Martin. Saint Martin se célèbre le 11 novembre, le jour où s'attribuent chaque année les baux ruraux.
Lors de leur mariage, Noël et Gabrielle étaient orphelins, orphelin de mère pour Noël, orpheline de père pour Gabrielle.
Pierre allait, lui aussi, être orphelin de père avant son mariage, avec Bernadette, une union dont 7 enfant naquirent vivants.
15 juillet 2020

Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie...

Lorsque, à l'été 1962, ses ainés François-Noël, Bertrand et Frédéric sont dans le sud de l'Italie avec un camp de marche organisé par le Père Philip, Oblat de Marie, de l'école Franco-Canadienne, Pierre et l'essentiel de la famille sont à Sugères, chez ses beaux-parents.

Pierre est alerté par le bureau de poste, pour un appel téléphonique.
Lui, a décidé d'avancer les congés annuels des ouvriers de l'usine du 2 rue Etienne Dinet, à Blida.
Au lieu du mois d'août, les congés sont exceptionnellement avancés au mois de juillet car, le 5, c'est l'Indépendance.
L'Indépendance de l'Algérie.

Lorsque Bernadette, après sa sieste, entre dans le salon, elle perçoit la mine déconfite de ses parents et de sa soeur Odile.

Elle interroge : « Mais enfin, que se passe-t-il ? »
C'est Odile, sa cadette, qui répond : « Nous avons reçu des nouvelles de Blida. La villa Jean-Henri a été pillée. »
Jean Henri, c'est le nom de la villa de la cité Greco, à Blida, où résident Louis et Germaine, leurs parents.
« Où est Pierre ? »

Bernadette court au bureau de poste. « C'est dégueulasse », lui dit-elle, dès qu'elle le voit, révoltée, « ils ont pillé la maison de Papa et Maman ! »

Pierre la prend dans ses bras.
« C'est la notre qui a été pillée. Mon frère vient de me l'annoncer. »

C'est ainsi que Rudyard Kipling entrait une seconde fois dans la famille de Pierre.

SI...

Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te remettre à rebâtir,
Ou perdre d'un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un seul mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être qu'un penseur;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un homme, mon fils

Rudyard Kipling

31 mars 2020

Oui, je le veux !

 

« Pierre Justin Marius Tissot, voulez-vous prendre pour épouse Bernadette Marie Marchal, ici présente ? »
« Oui, je le veux. »
« Je vous déclare unis par les liens du mariage. »
Était-ce bien Monsieur le curé Lecocq qui recevait le consentement des époux en l'église Saint Charles de Blida, ce 31 mars 1948 ?
5 mars 2020

Pierre

Ce prénom, Pierre, n’apparaît guère chez les Tissot.

Les prénoms François et Noël y alternent une génération sur deux.
Le couple que forment Noël et Claudine vers 1857 n’y déroge pas, même si se dessine une prédilection soutenue pour Joseph : leurs 3 enfants se prénomment ainsi Joséphine, Joseph Pierre (vers 1865-) et François Joseph.
Joseph Pierre, le cadet, prénomme ses 2 fils Noël Joseph Marius et François Marie Joseph.

Après le premier conflit mondial, les filles prennent la relève : Marie-Josèphe (1917), Edmée Marie Josèphe (1930), et Noëlle-Pierrette (1933, Marie-Noëlle sur les fonts baptismaux).
A l’heure du baby-boom ressurgissent, associés, les 2 prénoms François et Noël - et Françoise.
Puis Mark Joseph (1982).

C’est plus sûrement des Chillet que vient le prénom Pierre, dont héritent :
- Pierre Sarzier (1969), Marie-Pierre (1953), Noëlle-Pierrette (1933) et Pierre (1920) ; 
- le frère (-1946) de Gabrielle et de Jeanne Antoinette, grand-père maternel de Pierre Sarzier ;
- leur grand-père (1807-)
- ses 2 grands-pères Chillet et Grand (vers 1760-).
Dans la généalogie Chillet, le prénom Pierre alterne régulièrement avec Antoine, le prénom que portent le père (1850-1913) et l’arrière-grand-père (1780-1836) de Gabrielle (1896-1963), Jeanne Antoinette et Pierre - dont témoigne Antonia (1920-1922), aînée de Jeanne.

Pierre (6 septembre 1920 - 18 novembre 2012) distribue inégalement ce patrimoine.
Par des circonstances diverses, Marie-Josèphe, Pierre et Paule inscrivent chacun l’un de leurs fils dans leur lignée paternelle par un même doublé : Olivier François Noël (1946), François-Noël Marie Louis (1949) et Jérôme Olivier François Noël (1959).
Pierre choisit de transmettre son héritage le plus intime, celui qu’il tient de la lignée de sa mère, son propre prénom, à un seul de ses enfants, un 5 mars 1953, à sa fille aînée, Marie-Pierre.

 

Pierre_prénoms_Chillet_Tissot_20200312

Je me souviens être arrivé, 58 ans plus tard, le 4 mars 2011 au soir, en bus, sans l’avertir afin qu’il ne se déplace pas pour venir me chercher en gare de Perrache. Le lendemain matin, je le trouvais penché, 2 index labourant le clavier de l'ordinateur de Bonne-Maman.
Ce samedi 5 au matin, après que nous nous soyons embrassés, il me demandait, avec sa délicatesse habituelle, de lui donner un coup de main : son écran comportait au moins autant d’hésitations que son brouillon, qui devait dater de la veille, si j'en crois la date.

Je reprenais donc sa frappe et sa mise en page, sans retoucher ni sa signature, ni sa dernière ligne : celle-ci n’apparaissait pas sur son brouillon, et exprimait sans ambages sa joie de se rendre le samedi suivant, 12 mars, aux fiançailles de sa petite-fille, Philippine.


Le 26 septembre 2017, je retrouvais le brouillon d’un courriel que j’avais préparé pour Marie-Pierre. En pièce jointe, se trouvait un scan de la trace manuscrite de cette bénédiction que son père, qu’elle seule il avait nommée comme lui, lui destinait au jour anniversaire de cette inscription dans sa propre lignée maternelle Chillet.

Je relevais alors que ma transcription avait omis quelques mots.
C’est ainsi que, l'année du centenaire de la naissance de notre Pierre, le choix mesuré de ses mots peut éclairer le sens qu’il donnait à cet hapax.

 

Pierre_Tissot_20110305

Pierre_Tissot_20110304

 

 (Eléments biographiques et généalogiques rassemblés au 5 mars 2020, par François-Noël Tissot, fils aîné de Pierre.)

 

 

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24 mai 2013

Jean TISSOT, sur France 3

Jean TISSOT, l'un des intellectuels "Libéraux d'Algérie", apparaît aux côtés de l'Archevêque d'Alger, Monseigneur Léon-Etienne DUVAL, dans le documentaire (00h09) qui suit la projection du film "Des hommes et des dieux".

 

 

18 avril 2013

Carte de priorité de Pierre Tissot

Suite à une demande déposée le 18 avril 2011, Pierre Tissot s'est vu délivrer le 23 décembre 2011 une carte de priorité prévue à l'article L. 241-3-1 du code de l'action sociale et des familles.

Cette décision vaut pour la période du 30 novembre 2011 au 30 novembre 2016.

Lcarte_de_priorité_pierre_tissote renouvellement de la carte s'effectue par dépôt d'un nouveau dossier auprès de la maison départementale des personnes handicapées, à partir du mois de mai 2016.

 

cartedepriorite_pierre-tissot

13 mars 2013

Habemus Papam

Un cierge aux intentions familiales à Notre-Dame de Paris, après les messes d'action de grâce en remerciement pour notre nouveau Pape.

photo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

6 janvier 2013

Bonne année 2013 !

voeux3

 

 

 

 

 

 

 

1 janvier 2013

Officier de la Légion d'Honneur

Ce jour, Pierre Justin Marius TISSOT est promu Officier dans l'Ordre de la Légion d'Honneur.

 

Présidence de la République
PROMOTION DU 1er JANVIER 2013
ORDRE NATIONAL DE LA LÉGION D’HONNEUR
Décret du 31 décembre 2012
portant promotion et nomination

Par décret du Président de la République en date du 31 décembre 2012, pris sur le rapport du Premier ministre et des ministres et visé pour son exécution par le grand chancelier de l’ordre national de la Légion d’honneur, vu les déclarations du conseil de l’ordre portant que les présentes promotions et nominations sont faites en conformité des lois, décrets et règlements, sont promus ou nommés, pour prendre rang à compter de la date de réception dans leur grade :

Grande chancellerie de la Légion d’honneur

Au grade d’officier

Mme Gelly, née Bilbault (Danièle), ancienne directrice et coordinatrice générale des soins à l’hôpital Jacques-Coeur de Bourges. Chevalier du 20 novembre 1998.
M. Jop (Serge), président de la section de Haute-Garonne de la Société des membres de la Légion d’honneur. Chevalier du 14 juillet 1993.
M. Mesnard (Jean, Raymond, Jacques), universitaire, membre de l’Institut. Chevalier du 3 juillet 2000.
M. Resnikoff (Serge), ophtalmologiste, président de l’organisation pour la prévention de la cécité. Chevalier du 3 avril 2000.
M. Rouëssé (Jacques, Gustave), professeur, membre correspondant de l’Académie nationale de médecine. Chevalier du 20 mars 2000.
M. Sarramon (Jean-Pierre, Fernand, Louis), professeur des universités de classe exceptionnelle. Chevalier du 2 juillet 2004.
M. Schaffer (Paul), président de diverses associations. Chevalier du 22 septembre 2004.
M. Spahn (Léon dit Gabriel), ancien maire de Walscheid (Moselle), membre actif de plusieurs associations. Chevalier du 27 novembre 1994.
M. Tissot (Pierre, Justin, Marius), ancien combattant. Chevalier du 8 mai 1960.

3 mars 2012

L'automne

Voici l'automne,
Triste, monotone.

Les feuilles tombent
En grande trombe.

Dans les forêts,
L'enfant coquet
Glane dans les bruyères
Le bois tombé d'hier.


Bernadette MARCHAL
Conçu en septembre 1933, à 8 ans
Retour en voiture, de La Châtre à Châlons-sur-Marne.

2 mars 2012

La fleur de Madame LANDRY

Bernadette raconte comment son grand'père, Adrien DUBOULOZ, partait en promenade avec son ami Monsieur CHARBONNIER.
Costume, cravate et canotier, ensemble ils allaient aux champignons.

Mais qui était ce Monsieur CHARBONNIER ?
Il avait été instituteur et habitait, avec son épouse, avenue de la Gare, à La Châtre.
Monsieur et Madame CHARBONNIER avaient une fille, Madame LANDRY.
La tête de Madame LANDRY s'agitait comme celle d'un oiseau.
Et la grand'mère de Bernadette, Madame DUBOULOZ, parlait de la fleur de Madame LANDRY.
Cette fleur qu'elle avait sur la tête, le jour de son mariage, et qui s'était agitée plus que jamais une fleur ne s'était jamais agitée.

A cette époque, explique Bernadette, les mariages étaient arrangés.
Mademoiselle CHARBONNIER avait épousé Monsieur LANDRY.
A la mairie.
A l'église, comme les jours qui suivirent, Monsieur LANDRY ne s'était plus jamais présenté.

21 janvier 2012

Meilleurs voeux à tous pour cette année 2O12 !!!

photo_remerciment_mariage_officielle__

11 janvier 2012

Chronique

Chronique, journalisme et histoire

Lorsqu’une personne rend compte de façon chronologique de ce qu’elle entend, voit, sent, compte et comprend de ce qu’elle engage, ce que qu’elle observe, ou de ce qu’on lui rapporte, en général sur un temps long, ce qu’elle produit se nomme une chronique.

Lorsqu’une personne prend appui sur plusieurs chroniques auprès d’une diversité d’acteurs impliqués, recoupe ses sources, et propose un point de vue motivé sur des évènements récents, son activité appartient au journalisme.

Lorsqu’une personne tente de trouver les liens déterminants susceptibles d’éclairer le panorama d’une époque, d’une action ou d’un destin distants, son activité relève de l’histoire.

 

Du vrai et du faux, de l’objectif et du subjectif

L’histoire n’est pas une science exacte, ce qu’elle produit n’a pas valeur dans le champ du vrai ou du faux : il s’agit d’une construction.
Pour illustration, des philosophes et des humanistes s’élèvent contre des lois mémorielles qui pénalisent toute alternative à une lecture imposée de l’histoire.

Le journalisme ne revendique pas plus la vérité, pas même l’objectivité, mais seulement la liberté de proposer un éclairage. Il en résulte une pluralité d’opinions, donc de points de vue partiels, même partials, que chacun défend selon sa position et ses attaches.

La chronique revendique résolument le subjectif : ma narration rend compte au fur et à mesure du temps qui s'écoule, selon ce que je crois voir lorsque j'y suis et que j'écris, ce que je comprends de ce qu’il m’est rapporté.
En conséquence, mon propos ne cherche pas à apprécier si ce qui m'est rappporté peut relever d'autres logiques, et il ne les exclut pas non plus.

 

De l’autorité de la chronique

La chronique a la valeur d’un témoignage, précieux, d'un contemporain de faits, réels ou supposés.

Ce témoignage révèle la position de son auteur au regard de tels évènements.

On ne peut ainsi reprocher au chroniqueur quelque écart avec une autre lecture des faits : c'est cet écart qui fait sa valeur car il éclaire les perceptions d'autres acteurs.

Sans chronique, peut-il y avoir journalisme ou histoire ?

11 janvier 2012

Très Chère Petite Sœur,

A tes mots, que j’ai trouvés hier soir, je ressens ô combien tu partages la peine de voir un « next of kin » aveuglé par une poutre qui le défigure au point où l'on se sent blessé et trahi de ne savoir y reconnaître celui que l’on devait compter parmi l’un des « plus proches de sa sorte ».

C’est pourtant un tel alter ego que le Père a choisi de placer dans le même nid. Serait-ce pour que nous reconnaissions l’étendue de sa Miséricorde pour chacun de ses Enfants ? Serait-ce pour que chacun d’entre nous puisse s’accepter Chrétien porteur d’Espérance alors que le péché l’accable ? Ce Projet, s’il existe, m’est certes impénétrable.

La question, telle que je tente de la poser, est de découvrir comment recevoir une telle situation, moins comme une déchirante renonciation, et plus comme une bénédiction, en vue de l’accomplissement de chacun, vers une rédemption commune.

Il n’est pas certain que toi et moi ayons l’humilité d’accepter que nous partagions le même lot, la même blessure et la même espérance.
Mais si la grâce nous était donnée de reconnaître ce qui nous rassemble ici - ces poutres qui divisent différemment la lumière que nous recevons - quel chemin pourrions-nous imaginer, pour nous et pour les nôtres ?

Sur un tel chemin, nécessairement incertain, plein de cahots attendus, mes vœux t’accompagnent.

Et lorsqu’il te semblera que ma poutre m’en écarte encore, je te remercie d’avance de ne pas détourner ton regard de ma trace, et de garder la même bienveillance à m’alerter sur ce qui t’apparaît comme un égarement.

Avec affection,

François-Noël

25 décembre 2011

Violon de Noël

A la messe, Papou se trouve derrière deux musiciennes, la jeune fransciscaine qu'il a invitée le 4 décembre à venir jouer du piano à la maison, et une violonniste.

Il se décide à demander à la violonniste de lui prêter son instrument, ce qu'elle accepte de faire : moment de bonheur.

C'est au Mathy, à la fin des années 50, que j'ai vu Papou redécouvrir son violon d'étude, quelque part dans le dortoir.
Son émotion était palpable.
C'est là qu'il m'a fait part de son apprentissage, à Thurins, puis des cours qu'il continuait à prendre à Blida, seule fenêre avec d'autres jeunes de son âge, alors que lui travaillait déjà à 16 ans.

Peut-être son violon est-il encore au Mathy ?

 

23 décembre 2011

A l'approche de Noël...

A l'approche de Noël, je souhaiterais partager quelques réflexions personnelles.


2010 a été marquée par le rappel à Dieu de notre frère Didier.
L'année écoulée illustre a quel point sa bonté, son humour, son choix du mot juste au moment opportun apportaient à notre équilibre familial, tant ils nous ont fait défaut en 2011.

Depuis août 2010, la fracture du col du fémur de Maman, notre fratrie est mobilisée, assidue plus que jamais, autour de nos parents.
Chacun(e) d'entre nous souhaite que tous deux en éprouvent respect et affection, que nous soyons mieux uni(e)s par cette oeuvre commune, et par une histoire que nous passons ensemble aux générations futures.

Au service de cette intention partagée, nous pouvons ensemble mobiliser le nombre, et une exceptionnelle palette de compétences, de cultures, de positions (géographie, disponibilité, réseaux, etc.).
Ensemble, nous aspirons au bonheur que nos parents, dans leur grand âge, souhaitent y prendre appui avec confiance.


Les interrogations de nos parents sur leurs choix de vie traversent nos réflexions.
Chacun(e) d'entre nous scrute les signes qui renforcent ses craintes et ses aspirations, pour forger ses convictions et guider son action.
Nous souhaitons pouvoir compter sur chacun(e) d'entre nous pour diligenter telle ou telle opération.
De fait, c'est exactement ce que nous faisons.
Pourtant, ce que nous accomplissons ensemble ne paraît se dérouler à l'entière satisfation ni de nos parents, ni de nous-mêmes, ni de notre devoir citoyen.

De fait, chacun(e) peut trouver à redire sur la façon dont l'autre fait, aurait pu faire, sur les leviers de son action, sur les rigidités qui façonnent son bâton de pélerin, sur ses vulnérabilités et ses incohérences.
De même, chacun(e) peut trouver à redire à la façon dont son action est connue, reconnue, gratifiée en retour d'affection et en estime de soi.


Hier, Frédric, tu m'as interrogé.
Ton prénom qualifie celui qui est riche en paix : puisons-y.

A l'analyse, aucun(e) n'échappe à la règle commune : chacun(e) se bat pour ce qui lui manque le plus.
Ce qui, à nos âges, ne peut être ce dont elle/il a encore le moins, bien au contraire.
Il suffit de bien regarder chacun(e) d'entre nous pour en être convaincu(e).

Nous sommes encore six, et pouvons esquisser ce à quoi aspire profondément chacun(e) d'entre nous.
Nous pouvons nous assurer que cela, elle/il puisse le donner et le recevoir, sans ombrage, dans son accompagnement de nos parents, dans le respect de leur sensibilité et de leurs intentions.
Donnons-nous la confiance que c'est cela que chacun(e) d'entre nous tente d'assurer pour chacun(e) des cinq autres, sans jugement, où qu'elle/il soit, dans sa propre distance, qui est aussi son propre lumignon, reflet de la Lumière qu'elle/il reçoit.


En tant que père, en tant que mère, trouverions-nous le réconfort dans une autre paix que celle-ci ?

En souhaitons-nous une autre pour nos parents, nos enfants et nous-mêmes ?

Portons-nous la conviction que cette paix-là nous est accessible ?

Acceptons-nous qu'une telle paix ne soit pas un donné, mais un construit auquel nous pourrions nous entraîner ensemble ?


Frères et soeurs, croyez-vous que nous saurions nous inviter à un Noël de cette paix, une paix qui ne se décrète pas en public, comme je le fais ici, mais se construit coeur à coeur ?
Croyez-vous que nous pourrions nous remercier les uns les autres, dans le secret de notre coeur, pour ce que chacun(e) fait pour nos parents, pour chacun(e) d'entre nous, pour les enfants les un(e)s des autres, dans l'anonymat, à sa mesure, tout au long de l'année ? 

 

François-Noël

6 décembre 2011

Saint-Nicolas

Il y a 50 ans, à Blida, c'était déjà la Saint-Nicolas et, la veille, les enfants Tissot avaient mis leurs chaussures devant la cheminée de brique.
 
Après cette Saint-Nicolas, on attendait le retour de Bertrand des Adrets, et de François-Noël de la Franco-Canadienne, et surtout la naissance du septième : Charles ou Philippe ?
 
Après le baptême, à la maternité, les deux aînés s'envolèrent en Caravelle.
Cinq mois plus tard, la tribu suivait en cargo pour la communion solennelle de Bertrand, à Villars de Lans.
 
14 juillet, le pillage de la maison de l'avenue Victor Hugo sonnaît le non-retour : Thurins, Sugères, Grézieux-la-Varenne, Saint-Foy-lès-Lyon, quatre résidences pour les 12 premiers mois.
A Grézieux, les Debiesse accueillaient les Tissot, nous étions dix, et les Tissot accueillaient les Balmelle, qui étaient huit.
 
Au cours d'un demi-siècle métropolitain, c'est avec les familles Assier de Pompignan, Cortial, Jordan, Loncle de Forville, Merle des Isles, Minuit, Mondillon, Mura, Naus, Sauvage et Womersley que nous partagions la joie de 32 naissances et la douleur de départs, certains bien trop précoces.
 
Dans un monde qui se dilate et se transforme dans la contrainte et l'austérité, la génération montante a la chance de connaître la connivence entre cousins, et de savoir reconnaître l'apport de la singularité de chacun.
 
C'est votre monde qui se construit : à Sugères, en 2012, le 15 août sera un mercredi.
18 octobre 2011

Marie NAUS

299263_2547410810366_1406681115_2989761_1413629379_nMarie NAUS

o mardi 18 octobre 2011, à 11h32, à Nottingham (Angleterre), 00 cm, 3,210 kg

 













V_roniqueFille de Véronique MERLE des ISLES

o 20 juin 1984 à Lyon,

x Nottingham, Przemysław (dit Przemek) NAUS, né à Szczecin (Pologne), le 18 juin 1984










P1030267Fille de Monique Marie-Paule TISSOT

o 01 août 1957 à Thiers, Puy-de-Dôme,

x épouse Jean-Marie Gabriel Ignace MERLE des ISLES


 







BMARCHALFille de Bernadette Marie MARCHAL

o 10 février 1925 à Châlons-sur-Marne, Marne,

x 31 mars 1948 à Blida, Alger, épouse Pierre Justin Marius TISSOT 


 

GermaineDUBOULOZFille de Germaine Nina Jeanne Adrienne DUBOULOZ

o 23 juin 1904 à Brive-la-Gaillarde

x 14 mars 1924 à Châlons-sur-Marne (Marne), Louis Marie Joseph MARCHAL

+ 30 octobre 2000 à Saint-Genis-Laval (Rhône) inhumée à La Châtre (Indre)

 

MarieLYON80pcFille de Françoise Marie LYON [photo chez Mireille DURAND]

o 13 avril 1876 à La Châtre (Indre)

x 10 juin 1896 à La Châtre (Indre), Joachim Adrien Isaac DUBOULOZ

+ 7 avril 1951 avenue de la Gare, à La Châtre (Indre)


JustineMditeBAUDRANDFille de Justine Françoise MEYNIER, dite BAUDRANT [photos vues chez Mireille]

o 6 janvier 1847 en Avignon (Vaucluse)

x 24 avril 1875 en Avignon, Pierre Bazile LYON dit Auguste

+ 18 février 1924 à La Châtre (Indre)


Fille de Françoise OLLIER

o 27 mars 1816 à Barbentane, quartier Monclar (Bouches-du-Rhône)

x 23 novembre 1836 en Avignon (Gard), Laurent Joseph André MEYNIER, dit BAUDRANT

+ 30 juin 1896 en Arles, à l’origine du caveau familial auquel ont accès tous les descendants, selon une note de Jean DURAND du 23 décembre 1996, selon un acte du 12 juin 1890 : tombeau 27, surmonté d’un oratoire et fermé d’une grille, allée D, boulevard Emile Combe

Petite-fille d’Espérite BONET dont Mireille DURAND porte la croix.


Fille d’Anne CHAIX

o 30 (Jean rapporte le 31) octobre 1775

x 15 décembre 1796 à Barbentane (Bouches-du-Rhône), épouse Claude OLLIER

+ ……….


Fille de Louise CHAULET

o 19 novembre 1752 à Barbentane

x 10 septembre 1770 à Barbentane, épouse Etienne CHAIX

+ ……….


Fille de Françoise AYME

o vers 1715 à Barbentane

x 25 avril 1740 à Barbentane, épouse Etienne CHAULET

+ ……….


Fille d’Anne ARNOUX

o vers 1690 à Barbentane

x vers 1710 à Barbentane, épouse Jean-Joseph AYME

+ ……….


Il y a 100 000 ans, notre Eve est une survivante de l'Est africain.
Nos ancêtres migrent vers l'Afrique de l'Ouest, puis vers la Mer Rouge qu'elles sont les premières à franchir, il y a 80 000 ans.
Elles occupent le Moyen-Orient, il y a 60 000 ans, puis progressent plus au nord vers le Caucase.
Il y a 35 000 ans, elles arrivent en Europe et, en 6 000 ans, elles en éradiquent la Femme de Néanderthal qui y était établie depuis 230 000 ans.

 


15 octobre 2011

Lourdes 1924 - 2011 : "On ne voit bien qu'avec le coeur"

En 1924, Louis et Germaine sont en voyage de noces, à Lourdes.

C'est là qu'est conçue leur aînée, qu'ils nommeront Bernadette en février de l'année suivante.

 

Le 11 octobre 2011, Pierre et Bernadette rejoignent le pélerinnage paroissial, vers Lourdes.

Ce samedi 15, c'est le moment du retour.

Bernadette confie à Pierre qu'elle portait un secret espoir, que lui revienne la vue.

Alors qu'elle pénètre le car du retour, une voix la pénètre : "On ne voit bien qu'avec le coeur".

 

 

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